ARTICLE BD : Article BAD ASS T.2 THE VOICE
Autant voire presque plus machiavélique que Dead end (quoi qu’il soit dur de déchiffrer les moi profonds des « enfants » des autres), Sophie Bisset alias The Voice est l’héroïne du comics Bad Ass tome 2 intitulé éponymement The Voice, des mêmes auteur, illustrateur et coloriste. Le scénario est de nouveau formé sur un habile jeu de flash-back qui présentent la jeune femme à ses débuts de… manipulatrice télépathe sadique pas plus haute que 3 pommes. Le plan général est donc à peu de choses près le même. Le personnage évolue en mal bien qu’entourée de personnages secondaires bienveillants et bien travaillés (Dr Sirit ; Dr Benson ; Master of Pain) et du haut de son horreur, nous émerveille et nous donne la nausée. Si la personnalité de Dead End (qu’on retrouve à la fin du T.2) était clairement discutable dans le T.1, il a l’air ici d’avoir le casier judiciaire et la personnalité maléfique d’une lycéenne japonaise mention kawai. Malgré mon affection pour le 1er tome, il me faut avouer que l’histoire qui nous occupe ici-même est mieux. Elle est extra-originale, digne heritière du récit précédent. L’élève à dépassé le maître, à comprendre le 2e, à mon humble avis avis, dépasse le 1er en puissance scénaristique. Un doute ou plutôt une inquiétude subsiste… Bien sûr, il est extrêmement amusant de découvrir ces very bad heroes* mais s’il n’y a aucun développement, aucune dérive dans l’armure de choc immonde des deux personnages principaux présentés jusque là, si l’on continue cette ascencion dans le gore à travers les tomes qui vont suivre….celà pourrai devenir lassant. Je lirai bien sûr les suivants si c’était le cas mais je serai déçue de ne pas voir d’évolution. Je ne spoilerai pas en dévoilant la dernière planche mais elle promet une évolution psychologique fort intéressante du personnage. Ce que je regrettais dans le 1er tome (ndlr l’absence d’élan au niveau des illustrations) s’est évanoui en fumée en tournant page après page cet artifice d’acharnement théâtral visuel. Le dessin garde la finesse admirée dans le récit précédent. L’esprit américain du contexte et des personnages est moins facile à discerner. Je pense qu’il s’agit principalement du fait que les lieux où se passent l’action ne sont pas des lieux communs de la culture américaine vue par l’Europe (pas de lycée, d’entreprise de presse, de quartier d’habitations tranquille etc)…Hormis, peut être, l’aperçu du centre pour enfants exceptionnels du Dr Sirit. D’un point de vue graphique, les personnages secondaires sont singuliers et le malheur veux que le plus intéressant d’entre eux, le mentor de The Voice soit tué par sa pupille au cours du récit. Il s’agit bien évidemment du Dr Sirit. On ne le retrouvera donc à priori pas à part peut être dans de futurs flash-back. RAJOUTER LE TYPE DE LA VILLE SOUTERRAINE L’autre cas est celui de Master of Pain entraperçu à la vin du volume. Un nouvel anti-héros, certes, mais qui semble plus divergent, plus humain psychologiquement parlant malgré son allure de monstre. En effet ce dernier décuple sa physionomie et ainsi sa force en s’infligeant des blessures. Là aussi Dead-End est moins inquiétant mais je pense que c’est avant tout parce l’on a été choqué pendant 90 pages par l’effroyable Sophie Bisset. Le travail du coloriste est toujours autant appréciable bien que sans grandes surprises dans des nuances qui auraient pu être utilisées. Fidèle à ce type de format et de récit. Les couleurs semblent moins tirer vers le sombre (à la différence du premier tome).

par thorclim